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HISTOIRE DE LA BIÉRE


illustration histoire

De Babylone au XXIe siècle : une histoire passionnante

Depuis toujours créatrice de liens sociaux, son histoire nous fait voyager aux quatre coins du monde, et nous fait découvrir des légendes, mais aussi des anecdotes qui témoignent de son rôle et de sa place dans l’Histoire.

Sa naissance reste un mystère non élucidé, entouré de nombreuses versions. Découverte fortuite, fruit du hasard lié à la nature et au sens de l’observation de l’Homme, elle est liée à la sédentarisation de peuples nomades en Mésopotamie et aux premières cultures de céréales.

Première boisson fermentée de l’humanité ? Plus vieille boisson du monde ? Sans aucun doute ! Après l’eau bien sûr ! L’homme s’est mis à récolter les céréales, à les cultiver, à les moudre puis à les faire bouillir… Ce sont de ces bouillies et de ces soupes épaisses oubliées et fermentées par inadvertance à l’air libre, que sont nées les premières bières.

Les Chinois

7000 av. JC

Les Chinois

Des archéologues ont mis en évidence une boisson à base de riz, de miel et de fruits (aubépines et raisins). Cette bière jouait un rôle social, religieux et thérapeutique éminent dans la culture chinoise, et expliquerait les inscriptions des oracles de la dynastie Chang.

Les premières traces écrites dateraient de 4000 ans avant notre ère. Elles se localiseraient au Moyen-Orient, aux confins de la Syrie, de l’Iran et de l’Irak actuels, entre le Tigre et l’Euphrate, qui ont été les fleuves nourriciers de la civilisation babylonienne. Il s’agit de tablettes d’argile (le monument Blau) découvertes en Mésopotamie au début du XXème siècle. Ces tablettes, provenant de la civilisation Sumérienne, faisaient état d’une boisson fermentée d’orge, d’épeautre, de blé et de millet : la « Sikaru » (le pain liquide). Les Sumériens consommaient jusqu’à seize sortes de bières qui prenaient la forme de boissons légères de couleur foncée, qu’ils consommaient le plus souvent avec une paille.

5000 av. JC

Les Sumériens

Les Sumériens

Les Egyptiens

3000 – 525 av JC

Les Egyptiens

Boisson nationale dans l’Egypte ancienne, la bière était bue en toutes circonstances : aux champs, à bord des bateaux, lors des réceptions, et dans les cabarets des villes. Les Egyptiens étaient des brasseurs réputés du bassin méditerranéen et produisaient différents types de bière. La plus claire était destinée aux populations les plus modestes comme breuvage de base, destiné aux travailleurs comme alimentation, mais aussi comme salaire. La bière plus épaisse, épicée au gingembre et sucrée au miel, était réservée à la haute classe de la société. La bière servait d’offrande religieuse et de monnaie d’échange pour les pharaons du Nil (le zythos).

Les premières traces écrites dateraient de 4000 ans avant notre ère. Elles se localiseraient au Moyen-Orient, aux confins de la Syrie, de l’Iran et de l’Irak actuels, entre le Tigre et l’Euphrate, qui ont été les fleuves nourriciers de la civilisation babylonienne. Il s’agit de tablettes d’argile (le monument Blau) découvertes en Mésopotamie au début du XXème siècle. Ces tablettes, provenant de la civilisation Sumérienne, faisaient état d’une boisson fermentée d’orge, d’épeautre, de blé et de millet : la « Sikaru » (le pain liquide). Les Sumériens consommaient jusqu’à seize sortes de bières qui prenaient la forme de boissons légères de couleur foncée, qu’ils consommaient le plus souvent avec une paille.

-510 – 330 après JC

Les Grecs

Les Grecs

Les Gaulois

IVe siècle avant JC

Les Gaulois

La cervoise, potion magique pour résister à l’envahisseur romain ! Les Gaulois, au IVème siècle avant JC, considéraient la bière ou cervoise comme leur boisson nationale. Le terme « cerevisia » juxtapose Cérès, la déesse des moissons, et la racine latine vis, signifiant la force. Les moines ont été les premiers brasseurs de cervoise reconnus et ont conservé ce monopole jusque sous Louis XIV.

On raconte que ce fut le Roi Dagobert, au début du VIIème siècle, qui créa le premier monastère pour fabriquer la cervoise. La bière des moines était créée ! Il semblerait aussi que ce fut Pépin le Bref, qui offrit à l’abbaye de Saint-Denis, en l’en 768, des houblonnières. Son fils Charlemagne a par la suite entrepris de promouvoir la boisson. Il réunit les brasseurs en corporation et crée une charte pour régir la fabrication de la bière : L’art du brassage est confié aux moines. Un corps d’inspecteurs itinérants, chargés de parcourir le royaume afin de veiller à sa qualité, est mis en place

VIIIe siècle après JC

Bière des moines

Bière des moines

Appellation « Brasseur »

1070

Appellation « Brasseur »

En 1070, l’abbesse Hildegarde de Bingen découvre l’utilité du houblon : il permet notamment une meilleure conservation du produit et possède des vertus antiseptiques. De plus, il apporte une caractéristique essentielle au breuvage : son amertume. C’est en Flandre que l’appellation « Brasseur » est véritablement née. Elle fut attribuée à la personne chargée de remuer le brai (mélange d’eau et de malt).

C’est réellement au cours du XIIIème siècle que le métier de brasseur commence à se développer hors des monastères. Les brasseurs s’organisent alors en corporations appelées « guildes ». Ce fut Saint-Louis qui organisa la première corporation des cervoisiers, en 1258. De même, il réglementa le commerce des grains et proclama, qu’en cas de disette, le brassage pouvait être interdit. En 1268, le premier statut des « cervoisiers » est rédigé par Etienne Boileau alors Prévôt à Paris. La première vente de cervoise apparaît à Paris au XIIIème siècle dans les cafés ayant une licence de bière. Jusqu’à cette période, la vente de cervoise était réservée aux brasseurs membres de la corporation. C’est à partir de cette époque que la fabrication de la cervoise devint une activité économique importante.

XIIIe siècle

Les guildes

Les guildes

De la cervoise à la bière

XVe siècle

De la cervoise à la bière

C’est en 1489 qu’apparaît l’appellation « Bière » dans le statut des brasseurs de Paris. La bière ne peut être fabriquée que par des maîtres brasseurs et des « gardes jurés » sont chargés d’en contrôler la fabrication et d’apposer un sceau sur les tonneaux. Peu après, une ordonnance royale de 1495 recommande aux brasseurs de faire « de bonnes et loyales cervoises et bières sans y mettre que graine, eau et houblon ». Bientôt le terme « cervoise » disparaît du langage courant pour devenir, à partir du XVIIème siècle, archaïque et folklorique.

La chute de la royauté et l’abolition des privilèges, en 1789, entraînent la vente des biens d’abbaye et l’abolition des corporations. Le nombre de brasseries laïques augmente fortement puis, à cause de la guerre et de la crise économique, de nombreuses installations disparaissent. A cause de la famine, les céréales récoltées servent à la fabrication du pain. Consommer de la bière devient alors un luxe.

XVIIIe siècle

Révolution Française

Révolution Française

Louis Pasteur

XIXe siècle

Louis Pasteur

En 1857, Louis Pasteur entreprend des travaux sur la bière, à la demande des brasseurs du Nord de la France. Il étudie les moindres détails de la bière et découvre des microorganismes vivants, sous la forme de levures sauvages et de bactéries, responsables des altérations du goût. C’est en chauffant la bière à une certaine température (40° C) que ces microorganismes sont tués, et que la bière retrouve alors stabilité et qualité. La « pasteurisation » était née ! Ce processus permettra aux brasseurs de faire un produit à la qualité constante. En 1859, grâce à la création de la « machine Carrée », machine à ammoniaque qui produit le froid industriel, les brasseurs peuvent désormais brasser toute l’année à basse température et obtenir une bière stable à la qualité constante.

La parution des Etudes sur la bière de Pasteur, en 1876, jette les bases de la brasserie moderne, mais préfigure également la disparition rapide des petites installations artisanales. En effet, l’arrivée de la fermentation basse et de l’industrie fait voler en éclats les pratiques traditionnelles, en introduisant dans la profession une notion de croissance et d’augmentation obligatoire et illimitée de la production, basée sur la concurrence et la disparition de nombreuses petites brasseries. Dès 1890, l’expansion de la fabrication de la bière, qui s’est effectuée essentiellement dans le Nord de la France, permet à chaque village de posséder une voire même plusieurs brasseries. À cette époque, 1336 brasseries sont connues dans cette région.

Fin du XIXe siècle

Brasserie moderne

Brasserie moderne

Déclin

XXe siècle

Déclin

En 1910, on comptait 1 929 brasseries dans le nord de la France pour un total de 2 827 sur l’ensemble du territoire. Pendant la guerre 1914-1918, de nombreuses brasseries ont été détruites réduisant leur nombre à 919. La seconde guerre mondiale accélère plus encore le mouvement. Près de 900 établissements disparaissent pendant cette période. Certains se reconvertissent en dépositaires. En 1947, 503 brasseries sont encore en fonction ; en 1950, il n’en reste plus que 116. En 1960, la lutte menée contre l’alcoolisme favorise le déclin de la consommation de la bière, qui se voit alors remplacée par l’eau et les sodas. Il ne reste plus que 71 brasseries en France. En 1968, il ne reste plus que 45 brasseries en France et en 1976, 23.

Dans ces années 80, avec une moyenne de 30 litres par an et par habitant, les Français sont, hormis les régions de l’est et du nord de la France, de faibles consommateurs de bière, laquelle est souvent associée à la désaltération, avec une consommation principalement estivale. Depuis la fin des années 70, le marché est orienté à la baisse avec une perte d’environ 1% des volumes par an. Les brasseurs entreprennent alors de diversifier leur production, en s’orientant notamment vers des bières moins amères : l’amertume est identifiée comme un frein à la consommation. C’est ainsi qu’apparaissent essentiellement en grande distribution mais aussi en CHR, les bières d’abbaye, les bières blanches, les bières aromatisées aux fruits qui renouvellent largement l’offre et gagnent de nouveaux consommateurs, attirés par la nouveauté et la perspective d’une dégustation plus sophistiquée.

XXIe siècle

Le renouveau

Le renouveau